Prendre un congé sabbatique.
Ai-je droit à un congé sabbatique ?
Comment financer une année sabbatique ?
Faire un break, changer d’air, vouloir se ressourcer ou donner davantage de sens à ses actions… ces envies vous traversent parfois. S’y arrêter et les envisager plus sérieusement est parfois tentant, mais donne aussi le vertige. Pris dans les nécessités du quotidien, on peut se demander alors si prendre une année sabbatique est raisonnable, voire seulement possible.
Les modalités du congé sabbatique.
Prendre une année sabbatique semble très facile à un lycéen fraîchement diplômé et peu désireux de se lancer dans des études supérieures longues et rébarbatives. Pour l’adulte plongé dans sa vie professionnelle, la perspective paraît moins évidente. Néanmoins le congé sabbatique existe, et peut répondre aux attentes des salariés qui souhaitent prendre du temps pour réaliser un projet sans remettre en question le cours entier de leur existence.
Pour avoir droit au congé sabbatique, un salarié doit justifier de 6 années d’activité professionnelle au moins, dont 3 années d’ancienneté dans son entreprise actuelle. Il ne faut pas avoir bénéficié, dans les 6 ans précédant la demande, d’un congé pour création d’entreprise, d’un congé de formation d’au moins 6 mois ou d’un autre congé sabbatique.
Le congé sabbatique peut durer entre 6 et 11 mois. Durant ce temps, le salarié ne touche aucun rémunération, mais son contrat de travail n’est pas rompu : il est simplement suspendu et, au terme du congé, le salarié doit retrouver son poste ou un emploi similaire avec une rémunération au moins équivalente. Pendant la durée du congé, le salarié peut travailler ou créer son entreprise, sous réserve de non concurrence vis-à-vis de son premier employeur.
La demande doit être adressée par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en mains propres au moins 3 mois avant la date de départ en congé souhaitée. Elle n’a pas à être motivée. La réponse de l’employeur doit se faire dans les 30 jours suivant la présentation de la lettre. Celui-ci peut reporter le congé de 6 mois (9 mois pour les entreprises de moins de 200 employés) ou le refuser s’il juge que le congé peut être préjudiciable à la bonne marche de l’entreprise, dans le cas d’une entreprise de moins de 200 employés.
Le financement d’un congé sabbatique.
Une fois la décision prise, il convient d’envisager sérieusement le problème de l’argent. Calculer le budget nécessaire à la réalisation de votre projet, quel qu’il soit, est indispensable pour éviter que l’aventure tourne au cauchemar. Les pistes à exploiter sont multiples.
Il faut savoir que l’entreprise qui vous a accordé le congé sabbatique peut également vous aider dans le financement de votre projet. Le Compte Epargne Temps est un dispositif qui permet au salarié d’accumuler des droits à congé rémunéré ou de bénéficier d’une rémunération immédiate ou différée en échange de congés non pris. Le salarié qui aura accumulé du temps sur son CET pourra en demander l’utilisation pour compenser en partie la perte de revenu durant son congé sabbatique. De plus certaines entreprises aident financièrement leurs salariés dans la réalisation de leur projet : renseignez-vous pour savoir si cette aide existe dans votre entreprise.
Vous pouvez également vous tourner vers vos propres ressources, ou celles de vos proches : le temps que mûrisse votre projet, vous avez pu mettre en place un planning d’économies destinées à compenser votre perte de revenus ; vous avez la possibilité d’emprunter à la famille ; vous projetez de partir quelques temps et envisager de louer, ou sous-louer, votre logement, de revendre votre voiture…
Enfin, il est bien sûr envisageable de vous tourner vers la solution du crédit. Les banques tiennent à votre disposition toutes sortes d’offres de financement susceptibles de vous aider dans la mise en place de vos projets. Pour un montant emprunté inférieur à 21 500 euros, vous pouvez demander un
prêt personnel : l’avantage de ce type de prêt est qu’aucune justification ne vous sera demandée sur l’usage de cet emprunt. Si vous avez besoin de davantage, d’autres solutions existent et les banques ou les établissements de
crédit sauront vous aiguiller vers la formule adaptée.
Lorsque l’on achète à crédit un bien, un service ou des prestations, on bénéficie d’un délai de paiement. Une banque ou un organisme de crédit vous propose une offre de prêt et, si vous l’acceptez, règle le coût de votre achat à votre place. Vous remboursez ensuite le prêteur selon les modalités définies par le contrat signé. L’achat à crédit coût au final plus cher que l’argent comptant (achat réglé en totalité au moment de la vente), mais permet de faire l’acquisition de biens importants, comme un logement, une voiture…
Le prêt personnel est un crédit à la consommation, qui présente la particularité de ne pas être affecté à l’achat d’un bien précis : il peut donc être utilisé selon les désirs de l’emprunteur, pour financer un achat unique ou plusieurs, un projet de voyage ou des travaux, faire face à des besoins de trésorerie…