Quels sont les avantages d’un crédit renouvelable ?
Quels sont les inconvénients d’un crédit renouvelable ?
Le crédit renouvelable est évidemment une formule d’une grande souplesse, qui peut séduire par sa praticité. Elle reste néanmoins risquée si l’on se laisse emporter dans une spirale de consommation, et peut mener droit au surendettement.
Les avantages à profiter d’un crédit renouvelable.
L’avantage premier du système de crédit renouvelable est évidemment sa grande souplesse. L’argent est là, disponible : vous pouvez l’utiliser à votre convenance, sans justifications à donner. Et cette sensation est parfois appréciable.
De plus le crédit renouvelable s’accompagne d’outils commodes : la carte de crédit permet le paiement, mais aussi les retraits dans les distributeurs ; elle est souvent assortie de services d’assistance ou d’assurances…
Enfin le crédit renouvelable et votre compte courant peuvent parfois communiquer : le crédit renouvelable est disponible pour alimenter votre compte courant en cas de découvert ; à l’inverse, votre compte courant peut renflouer votre crédit renouvelable en cas de rentrée d’argent imprévue par exemple, et vous permettre de faire baisser les mensualités.
Les dangers du crédit renouvelable.
Néanmoins, s’il y a des avantages à ce système de crédit permanent, les inconvénients ou risques qui l’accompagnent peuvent être importants. Tout d’abord, le coût de ce crédit n’est pas négligeable. Il y a bien sûr des frais qui accompagnent l’ouverture d’un tel
contrat de prêt :
frais de dossier, commission d’utilisation, assurances éventuelles, cotisation de la carte… Mais il faut aussi tenir compte des taux pratiqués dans les crédits permanents, souvent proches du taux d’usure (18 à 20%) ! De plus, le taux est susceptible de varier entre le moment où vous signez le contrat et le moment où vous utilisez véritablement le crédit renouvelable, en fonction de l’évolution des taux du marché et de la politique de l’établissement prêteur. Votre mensualité reste fixe mais les intérêts à rembourser peuvent être plus conséquents que prévu.
En plus de ce coût élevé, le système de crédit renouvelable donne une impression d’abondance. L’acte d’achat peut sembler déculpabilisé, vu comme sans conséquence : attention à ne pas se laisser entraîner à dépenser plus que de raison. Chaque achat supplémentaire creuse en fait la dette contractée auprès de l’organisme prêteur, les intérêts s’accumulent et la durée de remboursement augmente. Si vous ne pouvez plus payer vos mensualités, le remboursement du
capital encore dû et des intérêts peut être exigé, accompagné d’une indemnité de retard. Il peut y avoir, à trop user de ces crédits permanents, un risque réel de surendettement.
On appelle capital la somme empruntée auprès d’une banque dans le cadre d’un prêt. Le capital peut être versé en une seule fois ou en plusieurs, à l’emprunteur ou au notaire.
Le contrat de prêt est le document qui prévoit les obligations et engagements du prêteur et de l’emprunteur, lors de la mise en place d’un crédit. Au départ simple offre préalable de crédit, il devient contrat de prêt une fois accepté et signé par les deux parties.
Le contrat de prêt doit faire clairement mention du montant emprunté, des intérêts dus et du Taux Effectif Global qui s’appliquera pour leur calcul, ainsi que de la durée du prêt. Il peut prévoir la possibilité et les conditions d’un remboursement anticipé et préciser une clause de déchéance si vous ne respectez pas les termes du contrat et si vous négligez des remboursements.
Lorsque l’on achète à crédit un bien, un service ou des prestations, on bénéficie d’un délai de paiement. Une banque ou un organisme de crédit vous propose une offre de prêt et, si vous l’acceptez, règle le coût de votre achat à votre place. Vous remboursez ensuite le prêteur selon les modalités définies par le contrat signé. L’achat à crédit coût au final plus cher que l’argent comptant (achat réglé en totalité au moment de la vente), mais permet de faire l’acquisition de biens importants, comme un logement, une voiture…
Les frais de dossier sont une participation que la banque ou l’organisme prêteur demande à son client afin de couvrir les dépenses engagées par l’établissement pour la mise en place du dossier de financement d’un crédit. Le montant en est variable selon les établissements, et ils peuvent parfois être offerts, ou inclus dans le calcul du taux effectif global. On les appelle parfois « commission d’ouverture de crédit », « droits d’instruction » ou « perceptions forfaitaires ».
On parle de surendettement lorsqu’un ménage se trouve dans l’incapacité de faire face au règlement de ses charges, factures et remboursements de prêts. Selon la gravité de la situation, il est possible de faire procéder à un rachat de crédits pour bénéficier d’un budget plus confortable, ou de saisir la Commission de surendettement pour rechercher des solutions au problème.