Acheter un bien immobilier à l’étranger.
Comment financer l’achat d’une habitation à l’étranger ?
Quel droit, quelles règles fiscales s’appliquent pour une habitation à l’étranger ?
Espagne, Portugal, Grèce, Maroc, Floride, Thaïlande, voire un bout de plage aux Caraïbes… Si l’achat d’une habitation à l’étranger paraît de nos jours à portée de main (de clic ?), il n’en demeure pas moins que c’est une envie qui soulève beaucoup de questions, juridiques et financières entre autres.
Choisir une destination… et bien évaluer le coût du bien immobilier.
Soleil, exotisme, retour aux sources, fiscalité… les raisons de choisir un pays plutôt qu’un autre pour y acquérir une habitation sont variables et dépendent de tout un chacun. Ce qu’il ne faut pourtant pas perdre de vue, c’est le prix de l’investissement que vous envisagez de faire. Pour estimer la valeur du bien que vous voulez acheter, il vous faut connaître le cours du marché local. Le meilleur moyen reste de consulter les annonces immobilières soit sur Internet, soit par l’intermédiaire d’agences locales ou d’un notaire. Il est vrai qu’une comparaison des cours du marché est plus facile dans les pays utilisant l’euro. Pour les autres, n’oubliez pas que même si le prix du bien est exprimé en euro, il risque d’évoluer, à la hausse comme à la baisse, en fonction des fluctuations de la monnaie locale. Dans tous les cas, il convient de choisir un pays sûr, et, le cas échéant, un promoteur sérieux. N’oubliez pas d’évaluer les charges que va entraîner l’acquisition de ce nouveau logement, sans oublier le coût de la vie locale, l’entretien, et… les billets d’avion !
Le financement d’une habitation à l’étranger.
C’est à la banque que vous devez vous adresser pour mettre au point le montage financier d’une telle opération. Il faut pourtant envisager deux cas de figure :
• Vous vous adressez à une banque française : votre interlocuteur habituel peut bien évidemment envisager le financement d’un achat à l’étranger. Mais, au vu des difficultés liées à la localisation du bien, votre banquier peut refuser une telle opération. Il peut aussi l’accepter, mais mettre en œuvre des garanties différentes de celles généralement demandées dans un
crédit immobilier. Il demandera par exemple une
hypothèque, non sur le bien immobilier à financer, mais sur un autre situé en France. Il peut aussi se tourner vers un
nantissement (sur un contrat d’assurance-vie par exemple).
• Vous vous adressez à une banque située dans le pays de localisation du bien : si vos revenus sont toujours versés en France, il peut vous être difficile d’obtenir un crédit à l’étranger. Et si vous l’obtenez, il faut se méfier des problèmes de change éventuels entre les deux monnaies. Par contre, la
garantie ne devrait pas poser de problème, la banque et le bien immobilier se trouvant dans le même pays. Soyez vigilant sur les termes du
contrat de prêt, en vérifiant notamment que la notion de T.E.G. a le même sens qu’en France.
Les difficultés juridiques.
Lorsque l’on souhaite acheter une maison ou un appartement à l’étranger, se pose aussi le problème du droit : un Français vivant à l’étranger une partie de l’année doit-il se référer au droit français ou à celui du pays de localisation de sa
résidence secondaire ?
Pour tout ce qui concerne le logement, c’est en fait le droit du pays où se trouve l’habitation qui prévaut. Renseignez-vous concernant les règles d’urbanisme, le droit de préemption, les règles de copropriété, la promesse de vente, l’existence ou non d’autorisation particulières ou de taxes à payer…
Pour la fiscalité aussi, il convient de bien s’informer avant l’achat. Y a-t-il des droits de mutation ou une taxe foncière à payer ? Si vous louez le logement, devez-vous vous acquitter d’impôts sur les revenus fonciers ? De l’impôt sur la fortune ? Si vous le revendez, la plus-value est-elle imposable ? Pouvez-vous rapatrier les capitaux ? Y a-t-il des droits de succession ? Quels sont les pays ayant établi des conventions avec la France ? Ces questions, et bien d’autres encore, nécessitent des réponses précises, que vous trouverez en vous adressant à un notaire. Il est le professionnel du droit immobilier et de la famille qui saura vous guider dans toutes vos interrogations, en se renseignant auprès d’un réseau notarial étranger fiable.
Le contrat de prêt est le document qui prévoit les obligations et engagements du prêteur et de l’emprunteur, lors de la mise en place d’un crédit. Au départ simple offre préalable de crédit, il devient contrat de prêt une fois accepté et signé par les deux parties.
Le contrat de prêt doit faire clairement mention du montant emprunté, des intérêts dus et du Taux Effectif Global qui s’appliquera pour leur calcul, ainsi que de la durée du prêt. Il peut prévoir la possibilité et les conditions d’un remboursement anticipé et préciser une clause de déchéance si vous ne respectez pas les termes du contrat et si vous négligez des remboursements.
Lorsque l’on achète à crédit un bien, un service ou des prestations, on bénéficie d’un délai de paiement. Une banque ou un organisme de crédit vous propose une offre de prêt et, si vous l’acceptez, règle le coût de votre achat à votre place. Vous remboursez ensuite le prêteur selon les modalités définies par le contrat signé. L’achat à crédit coût au final plus cher que l’argent comptant (achat réglé en totalité au moment de la vente), mais permet de faire l’acquisition de biens importants, comme un logement, une voiture…
Au moment d’accorder un contrat, la banque cherche à s’assurer du bon remboursement des sommes prêtées par la prise de garanties. Cette sécurité pour la banque peut être de différentes natures : le cautionnement (une personne s’engage à prendre le relais de l’emprunteur en cas de défaillance de paiement de sa part), l’hypothèque (un bien immobilier sert alors de garantie au bon paiement des échéances) ou le nantissement.
L’hypothèque est une garantie prise sur un bien immobilier, qui sert à assurer au prêteur le bon remboursement des sommes empruntées. En cas de non paiement de la dette, la banque peut faire vendre le bien hypothéqué pour récupérer son argent. C’est la forme de garantie la plus fréquemment demandée, mais elle a un coût relativement élevé du fait qu’elle est un acte notarié.
Le nantissement est un type de garantie. Lors de la mise en place d’un prêt, l’emprunteur place en garantie du bon remboursement de sa dette un bien mobilier ou immobilier. Le prêteur s’engage à ne pas le vendre pendant la durée du prêt : l’emprunteur conserve donc son bien mais ne peut pas en disposer. S’il ne peut rembourser ses dettes, alors le prêteur peut saisir le bien et le vendre.
On qualifie de résidence secondaire un logement qui n’est pas habité pendant plus de 120 jours par an.