Etudier coûte cher, et rapporte bien peu à court terme : le profit que l’on tirera de ses études ne viendra qu’une fois celles-ci terminées. Il faut néanmoins vivre et parfois le prêt étudiant peut être une solution.
Le principe du prêt étudiant.
Achat de fournitures, matériel, livres, mais aussi logement et transport… les besoins d’un étudiant sont multiples et variés, et parfois onéreux. Faire la démarche de souscrire un prêt étudiant peut être une solution pour vivre plus sereinement ses années d’études. Il s’agit tout simplement d’un crédit à la consommation, dont le fonctionnement a été adapté à l’absence de revenus immédiats de l’emprunteur. Le processus se fait en deux étapes : • Pendant une première période, de 2 à 5 ans selon vos besoins, vous pouvez bénéficier d’une franchise de remboursement soit totale (vous ne remboursez que l’assurance), soit partielle (vous remboursez l’assurance et les intérêts : cette option fera baisser le coût total du crédit) ; • Dans un second temps, à partir du moment où vous entrez dans la vie active en principe, vous remboursez le reste de la dette. La somme que vous pouvez emprunter dépend de la nature de vos études et de la politique de l’établissement bancaire : le montant maximal se situe le plus souvent entre 20 000 et 30 000 euros. Une garantie, sous forme de caution des parents, est généralement demandée.
L’intérêt du prêt étudiant.
Souscrire un prêt étudiant plutôt qu’un crédit à la consommation classique présente des avantages. Le premier réside dans le taux d’intérêt appliqué à votre contrat : les prêts étudiants bénéficient en effet de taux particulièrement intéressants (entre 3 et 6% environ). De plus il arrive fréquemment que les frais de dossier soient offerts. Un autre avantage est la flexibilité du prêt étudiant : vous pouvez choisir de recevoir le capital emprunté en un versement unique, ou en plusieurs au fil de vos besoins. Cette dernière solution vous permet de faire baisser le montant des intérêts et éventuellement de vous procurer un budget mensuel plus large. Enfin, dans certaines conditions, un prêt étudiant peut vous faire bénéficier d’un crédit d’impôt. Les étudiants ayant au plus 25 ans et ayant souscrit un prêt entre le 1er septembre 2005 et le 31 décembre 2008 ont droit à un crédit d’impôt de l’ordre de 25% du montant des intérêts annuels payés, dans la limite de 1 000 €, pendant les 5 premières années. Renseignez-vous pour connaître les modalités précises de cet avantage fiscal. Attention, les prêts étudiants souscrits en 2009 ne donnent droit à aucun crédit d’impôt.
Le nouveau prêt étudiant, garanti par l'Etat
Partant du constat que les prêts étudiants traditionnellement proposés par les banques n’étaient accessibles qu’à un trop petit nombre d’étudiants, le Gouvernement a souhaité proposer un nouveau prêt étudiant, garanti par l’Etat, sans caution ni conditions de ressources. Celui-ci a été lancé en septembre 2008. L’objectif est de donner accès à l’emprunt à l’ensemble de la population étudiante, qu’il s’agisse d’élèves boursiers ou non, et de diversifier les moyens de financer leurs études. Si vous êtes étudiant, âgé de moins de 28 ans, français ou ressortissant de l'Union Européenne ou de l'Espace Economique Européen, vous pouvez bénéficier de ce nouveau prêt étudiant qui présente de nombreux avantages : • Pas de conditions de ressources • Pas de caution des parents ou d’un tiers • Possibilité de remboursement différé, partiel ou total, au choix de l’étudiant • Prêt dont une partie du risque de défaillance est garanti par l’Etat (70% du capital restant du prêt consenti, hors intérêt) pour une durée maximale de 10 ans Avec ce type de prêt, il sera possible d’emprunter jusqu’à 15 000 euros au total, par étudiant.
Pour l'année 2010, les établissements bancaires partenaires distribuant le prêt étudiant garanti par l’Etat sont le réseau des Banques Populaires, le Crédit Mutuel CIC, les Caisses d'épargnes et la Société générale.
On appelle capital la somme empruntée auprès d’une banque dans le cadre d’un prêt. Le capital peut être versé en une seule fois ou en plusieurs, à l’emprunteur ou au notaire.
Lorsqu’une banque accorde un prêt, elle demande des garanties afin de s’assurer de recouvrer les sommes prêtées. Le cautionnement en fait partie. On appelle caution la personne physique ou morale qui s’engage à garantir le paiement d’une dette en cas de difficultés de paiement de l’emprunteur.
Le cautionnement peut être assuré par une personne : celle-ci s’engage à prendre le relais de l’emprunteur si celui-ci ne peut faire face à ses dettes. Ses revenus et biens personnels peuvent servir à régler les sommes dues. Il s’agir donc d’une lourde responsabilité.
Le cautionnement peut aussi être pris en charge par un organisme spécialisé : la somme payée pourra vous être partiellement restituée en fin de prêt.
La caution peut également être assurée par la prise d’une hypothèque.
Lorsque l’on achète à crédit un bien, un service ou des prestations, on bénéficie d’un délai de paiement. Une banque ou un organisme de crédit vous propose une offre de prêt et, si vous l’acceptez, règle le coût de votre achat à votre place. Vous remboursez ensuite le prêteur selon les modalités définies par le contrat signé. L’achat à crédit coût au final plus cher que l’argent comptant (achat réglé en totalité au moment de la vente), mais permet de faire l’acquisition de biens importants, comme un logement, une voiture…
Les crédits à la consommation servent à financer l’achat de biens de consommation (automobile, mobilier, électroménager, équipement audio-visuel…) ou de services. Ils s’adressent aux particuliers, sont accordés pour une durée d’au moins 3 mois et un montant inférieur ou égal à 21 500 euros. Il existe trois types de crédit à la consommation : le prêt affecté (accordé pour l’achat d’un bien précis), le prêt personnel ou non affecté, et le crédit renouvelable.
Les frais de dossier sont une participation que la banque ou l’organisme prêteur demande à son client afin de couvrir les dépenses engagées par l’établissement pour la mise en place du dossier de financement d’un crédit. Le montant en est variable selon les établissements, et ils peuvent parfois être offerts, ou inclus dans le calcul du taux effectif global. On les appelle parfois « commission d’ouverture de crédit », « droits d’instruction » ou « perceptions forfaitaires ».
Le terme franchise est synonyme de différé d’amortissement total : l’emprunteur ne rembourse ni capital ni intérêt pendant une période définie entre lui et le prêteur en début de prêt.
Dans le domaine de l’assurance, la franchise peut aussi désigner la période qui suit une difficulté (chômage, maladie) : durant cette période, fixée dans le contrat d’assurance, la prise en charge ne peut intervenir. Elle ne prendra effet qu’à la fin de cette période de franchise.
Au moment d’accorder un contrat, la banque cherche à s’assurer du bon remboursement des sommes prêtées par la prise de garanties. Cette sécurité pour la banque peut être de différentes natures : le cautionnement (une personne s’engage à prendre le relais de l’emprunteur en cas de défaillance de paiement de sa part), l’hypothèque (un bien immobilier sert alors de garantie au bon paiement des échéances) ou le nantissement.