Si l’achat d’un bien immobilier est souvent le but d’un prêt longue durée, ce n’est pas forcément toujours le cas. Lorsque l’on souhaite faire des travaux conséquents, pour lesquels une importante somme d’argent sera nécessaire, vous pouvez avoir recours d’emprunter beaucoup, sur une période longue. Le prêt hypothécaire est une solution, à la condition d’être déjà propriétaire d’un bien immobilier.
Le principe du prêt hypothécaire.
Le prêt hypothécaire, ou
crédit hypothécaire, est un prêt d’argent qui est garanti par la prise d’une
hypothèque : en cas de non remboursement, la banque peut revendre le bien pour rentrer dans ses frais, même dans le cas où celui-ci a déjà été vendu. Il s’agit d’un acte notarié, et l’hypothèque doit être inscrite au Bureau des Hypothèques : c’est donc un type de prêt relativement coûteux, et généralement réservé pour des montants importants.
Ce type de prêt appartient à la catégorie des prêts longue durée : son remboursement peut s’échelonner jusqu’à 30 ans. Il vous permet d’emprunter entre 50 et 80% de la valeur de votre bien immobilier mais ces plafonds peuvent varier en fonction des établissements prêteurs. Le taux d’intérêt appliqué à votre emprunt pourra être fixe ou variable, et des modalités de remboursement anticipé peuvent être prévues au contrat.
Vous avez donc, avec le prêt hypothécaire, la possibilité d’emprunter une somme conséquente, dont l’usage reste à votre discrétion (travaux importants dans la maison, mais aussi achat d’un nouveau bien immobilier, remboursement de dettes, …), puisque ce crédit n’est pas affecté. Il vous donne une marge de manœuvre bien plus intéressante que les crédits à la consommation, généralement limités à un emprunt de 21 500 euros.
Une variante du prêt hypothécaire.
Il existe d’autres formes du prêt hypothécaire. Sa version rechargeable permet de réutiliser l’hypothèse souscrite pour un premier financement afin de garantir un nouvel emprunt. Au fil des remboursements du premier prêt, une part de la
garantie hypothécaire se libère et devient réutilisable pour de nouveaux crédits, qu’ils soient immobiliers ou de consommation (le taux serait alors plus intéressant que lors d’un
crédit à la consommation classique).
Il faut cependant savoir que les demandes pour ce type de prêt ne sont étudiées que pour un montant supérieur à 21 500 euros, et que son usage peut être risqué : sans une vraie réflexion sur vos finances et votre capacité d’endettement, il peut conduire au
surendettement.
Lorsque l’on achète à crédit un bien, un service ou des prestations, on bénéficie d’un délai de paiement. Une banque ou un organisme de crédit vous propose une offre de prêt et, si vous l’acceptez, règle le coût de votre achat à votre place. Vous remboursez ensuite le prêteur selon les modalités définies par le contrat signé. L’achat à crédit coût au final plus cher que l’argent comptant (achat réglé en totalité au moment de la vente), mais permet de faire l’acquisition de biens importants, comme un logement, une voiture…
Les crédits à la consommation servent à financer l’achat de biens de consommation (automobile, mobilier, électroménager, équipement audio-visuel…) ou de services. Ils s’adressent aux particuliers, sont accordés pour une durée d’au moins 3 mois et un montant inférieur ou égal à 21 500 euros. Il existe trois types de crédit à la consommation : le prêt affecté (accordé pour l’achat d’un bien précis), le prêt personnel ou non affecté, et le crédit renouvelable.
Au moment d’accorder un contrat, la banque cherche à s’assurer du bon remboursement des sommes prêtées par la prise de garanties. Cette sécurité pour la banque peut être de différentes natures : le cautionnement (une personne s’engage à prendre le relais de l’emprunteur en cas de défaillance de paiement de sa part), l’hypothèque (un bien immobilier sert alors de garantie au bon paiement des échéances) ou le nantissement.
L’hypothèque est une garantie prise sur un bien immobilier, qui sert à assurer au prêteur le bon remboursement des sommes empruntées. En cas de non paiement de la dette, la banque peut faire vendre le bien hypothéqué pour récupérer son argent. C’est la forme de garantie la plus fréquemment demandée, mais elle a un coût relativement élevé du fait qu’elle est un acte notarié.
Voir la définition de crédit hypothécaire.
On parle de surendettement lorsqu’un ménage se trouve dans l’incapacité de faire face au règlement de ses charges, factures et remboursements de prêts. Selon la gravité de la situation, il est possible de faire procéder à un rachat de crédits pour bénéficier d’un budget plus confortable, ou de saisir la Commission de surendettement pour rechercher des solutions au problème.