Comment fonctionne un prêt relais ?
Quels sont les avantages et inconvénients des différents prêts relais ?
Lorsque l’on veut changer de logement, il est toujours difficile de mettre en place un calendrier parfait des recettes et des dépenses liées à ce changement de domicile. Le prêt relais, seul ou jumelé avec un crédit immobilier classique, vous aide à ne pas prendre de décision d’achat ou de vente dans l’urgence.
Problèmes de timing ? La solution du prêt relais.
Vous êtes propriétaire et avez décidé de changer de logement. La situation est des plus délicate : il vous faut revendre votre ancienne habitation et acheter la nouvelle. Or il est très exceptionnel que les deux opérations s’enchaînent à la perfection. Le plus souvent, vous avez fixé votre choix sur votre prochain logement quand votre ancien est encore en vente ; et c’est le produit de cette vente qui vous permettra de financer votre nouvelle acquisition. Il y a donc un décalage puisque vous devez sortir de l’argent avant d’avoir vendu votre bien.
Les banques ont pallié ce problème de synchronisation en créant ce que l’on appelle le prêt relais. Il s’agit d’un montage financier par lequel la banque vous avance une partie de la somme temporairement immobilisée dans votre bien immobilier en vente afin que vous puissiez financer l’achat de votre nouvelle propriété. Vous ne remboursez que les intérêts de ce prêt relais : le
capital doit être soldé à la vente de votre premier logement. Le prêt peut durer de 1 à 2 ans et couvre 60 à 80% du coût total de l’acquisition. Cette formule reste souple et s’adapte à chaque situation. On peut aussi l’associer à un
prêt immobilier classique, si votre nouvel achat a un coût plus important que ce que vous a rapporté la vente de votre habitation.
Les différents types de prêt relais.
Le prêt relais peut fonctionner seul, ou en association avec un prêt immobilier classique.
• Le prêt relais sec : cette formule peut convenir lorsque le prix de votre nouveau logement est inférieur ou égal à celui de votre ancienne propriété. Une fois la vente réalisée, vous pouvez rembourser l’intégralité de votre dette, et n’avez aucun besoin d’un prêt supplémentaire. Il faut cependant savoir que ce prêt relais sec est cher, et que peu de banques le proposent.
• Le prêt relais associé à un crédit immobilier classique : votre nouvelle acquisition est plus chère que votre ancien logement et, une fois la vente passée, vous avez encore besoin d’emprunter. Dans ce cas, les banques regroupent les deux prêts en un seul, de la valeur de l’intégralité du nouvel achat. Lorsque la vente est réalisée, vous en reversez le montant, qui fonctionne comme un remboursement partiel anticipé, sans pénalité. Le coût de cette formule est intéressant par rapport à celui d’un prêt relais sec : les taux sont moindres ; les
frais de dossier ne sont dus qu’une seule fois dans la plupart des banques ; en cas de demande de garanties, une seule
hypothèque est suffisante.
On appelle capital la somme empruntée auprès d’une banque dans le cadre d’un prêt. Le capital peut être versé en une seule fois ou en plusieurs, à l’emprunteur ou au notaire.
Lorsque l’on achète à crédit un bien, un service ou des prestations, on bénéficie d’un délai de paiement. Une banque ou un organisme de crédit vous propose une offre de prêt et, si vous l’acceptez, règle le coût de votre achat à votre place. Vous remboursez ensuite le prêteur selon les modalités définies par le contrat signé. L’achat à crédit coût au final plus cher que l’argent comptant (achat réglé en totalité au moment de la vente), mais permet de faire l’acquisition de biens importants, comme un logement, une voiture…
Les frais de dossier sont une participation que la banque ou l’organisme prêteur demande à son client afin de couvrir les dépenses engagées par l’établissement pour la mise en place du dossier de financement d’un crédit. Le montant en est variable selon les établissements, et ils peuvent parfois être offerts, ou inclus dans le calcul du taux effectif global. On les appelle parfois « commission d’ouverture de crédit », « droits d’instruction » ou « perceptions forfaitaires ».
L’hypothèque est une garantie prise sur un bien immobilier, qui sert à assurer au prêteur le bon remboursement des sommes empruntées. En cas de non paiement de la dette, la banque peut faire vendre le bien hypothéqué pour récupérer son argent. C’est la forme de garantie la plus fréquemment demandée, mais elle a un coût relativement élevé du fait qu’elle est un acte notarié.