Comme beaucoup, vous avez l’impression que payer un loyer, c’est jeter l’argent par les fenêtres ou remplir le tonneau des Danaïdes. Vous avez donc décidé de devenir propriétaire. Avant de vous lancer dans cette grande aventure, nous vous proposons quelques points de repères, ou pistes de réflexion, afin que vous puissiez avancer avec davantage de sérénité dans les méandres des prêts immobiliers.
1- Mettre à plat sa situation financière :
L’une des premières étapes indispensables lorsque l’on forme le projet de devenir propriétaire, c’est de faire le point sur sa situation financière. Les notions d’apport personnel et de capacité d’endettement prennent tout à coup une importance capitale.
L’apport personnel est quasi obligatoire quand on décide de devenir propriétaire d’un bien immobilier. Il s’agit de l’argent qui vous est propre (le résultat de votre épargne, les sommes prêtées ou données par la famille, un héritage reçu…) et que vous allez investir dans votre acquisition immobilière. Il peut aussi s’agir de certains prêts annexes, comme le 1% logement, les prêts à taux zéro, ou autres petits prêts aidés, qui vont venir augmenter votre apport personnel aux yeux de la banque. Enfin pensez que si vous faites partie d’une entreprise de plus de 50 salariés, vous avez le droit de demander le déblocage anticipé de votre participation aux résultats de l’entreprise. L’ensemble de ces sommes constituera votre apport personnel, que l’on exprime en général sous la forme d’un pourcentage par rapport au coût total de votre futur bien immobilier. Les banques demandent généralement un apport d’au moins 10%, et apprécieront le fait qu’il soit plus important. Il faut savoir que plus votre apport personnel est élevé, plus les banques vous accordent des conditions d’emprunt intéressantes, avec un taux plus attractif. Si vous n’avez pas d’apport, emprunter va se révéler bien difficile.
La capacité d’endettement, ou taux d’endettement, est le second chiffre que vous devez avoir en tête avant d’emprunter. Il s’agit pour les banques de savoir combien elles peuvent vous prêter tout en veillant à ce que votre situation financière reste saine. Le taux d’endettement prend en compte toutes les charges qui vous incombent : le remboursement du futur emprunt immobilier bien sûr, mais aussi les autres mensualités éventuelles auxquelles vous devez faire face si vous avez contracté d’autres prêts (prêt automobile ou prêt à la consommation toujours en cours de remboursement). Les banques considèrent généralement qu’un taux d’endettement ne doit pas dépasser 33% du budget d’un ménage. Après un rapide calcul de vos ressources et des remboursements mensuels auxquels vous devez faire face, vous pourrez évaluer le montant maximal de l’échéance que vous pouvez assumer par mois.
Si vous avez déjà plusieurs emprunts en cours et que vous souhaitez augmenter votre capacité d’emprunt, il est peut-être judicieux d’envisager un recours au rachat de crédits. Cette opération, réalisée par un intermédiaire en opérations bancaires, permet de regrouper l’ensemble de vos crédits en un seul et de vous faire ainsi bénéficier d’un nouvel échelonnement de vos mensualités et d’un nouveau taux plus intéressant : le montant de vos remboursements sera revu à la baisse, grâce à l’allongement de la durée de vos crédits. Dans l’éventualité d’un prêt immobilier, cette opération peut vous permettre d’augmenter votre capacité d’endettement.
Avant de commencer à visiter des maisons, à élaborer des plans ou à rendre visite à votre banquier, prenez donc le temps d’évaluer votre situation financière : c’est de votre apport personnel et de votre capacité d’endettement que dépend la réalisation de tous vos projets.

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